pour la  langue et la culture régionales en Alsace et en Moselle germanophone

Fer unsri Zukunft

Les Assises de la langue régionale d’Alsace

La Région Alsace organise depuis 2012 les ASSISES de la Langue régionale d'Alsace.

Une première partie a trouvé son aboutissement le 16 octobre 2013 avec la présentation du bilan de la situation de la langue régionale

Le 19 juin 2014 ont été présentées les propositions qui serviront à élaborer une politique linguistique globale pour la Région. Le Comité fédéral a participé très activement aux travaux des 4 sous-groupes de l'atelier EDUCATION-FORMATION dont les propositions serviront aussi de base à la rédaction de la nouvelle Convention Etat-Région-Départements en faveur de l'enseignement de la langue régionale.

Nos propositions pour pallier les manques de la situation actuelle et permettre la poursuite du cursus bilingue paritaire dans l'enseignement secondaire ont été remises aux IPR qui président les groupes de travail, aux élus et aux chargés de mission de la région et des départements.

Nous nous sommes attachés à produire à partir d'un bilan réaliste des contributions concrètes.

 

ASSISES de la langue régionale d’Alsace

Contribution du Comité Fédéral des associations pour la langue et la culture régionales en Alsace et en Moselle.

 

Atelier 1 et 2 Education et formation

Sous-groupe 1 : carte scolaire, carte des formations, ouverture de sites

1. Des constats

Situation actuelle issue de la Convention 2007/2013

1er degré :

Enseignement bilingue paritaire : seuil d’ouverture d’un site bilingue sous forme de section avec 15 élèves au moins, répartis sur 2 ou 3 niveaux (PS/MS/GS). Ouverture d’une classe dès 20 élèves. Entrée dans le cursus en maternelle en petite, moyenne ou grande section.

L’effectif de 15 élèves n’est pas nécessaire pour constituer, temporairement, une section pour assurer la continuité en élémentaire

Les faibles effectifs dans les secteurs ruraux et certains sites urbains supposent des classes à niveaux multiples

 

Enseignement extensif : 2 heures de langue (allemand) – 1h de culture régionale

Les deux heures de langue régionale ne sont souvent pas effectives

Les cours effectués par les intervenants extérieurs débutent en octobre et s’arrêtent fin mai.

 

Second degré

En collège, les textes prévoient la parité horaire. Toutefois quand le personnel enseignant fait défaut, l’horaire en langue régionale atteint un minimum de 9 heures : 4h d’allemand et 4h réparties sur 2 DNL plus 1h de LCR.

La continuité en collège n’est pas toujours assurée, au motif d’un nombre d’élèves insuffisant.

En lycée la continuité est assurée dans la section ABIBAC qui n’est pas la suite naturelle de l’enseignement bilingue

En lycée professionnel, l’enseignement de l’allemand est renforcé dans les matières professionnelles selon les compétences des enseignants. Une mention régionale valide les acquis.

2. Propositions pour développer l’offre de l’enseignement bilingue

Comment améliorer l’offre bilingue et faire de l’Alsace une terre d’excellence linguistique ?

Comment donner accès au plus grand nombre et toucher les territoires reculés ?

L’objectif de la Région doit être la mise en place d’une offre généralisée de l’enseignement bilingue paritaire.

C’est d’abord un problème culturel, c’est-à-dire un droit à la langue régionale pour les enfants.

 

Ensuite il faut constater que le fait persistant depuis plus de 20 ans que 80% des écoles publiques n’offrent pas la voie bilingue à parité horaire en maternelleest la première cause de retrait de la voie bilingue : lors d’un déménagement l’absence de site bilingue dans la nouvelle commune rurale ou le nouveau quartier urbain impose à la famille l’abandon de cette voie. La possibilité éventuelle d’inscription soit dans une école bilingue d’une autre commune, soit le maintien dans l’ancienne école complique la vie des familles : contraintes de transport incompatible avec la vie familiale (fratries) et professionnelle, problèmes de garde d’enfants dans la commune comportant la voie bilingue avec l’appel onéreux à une assistante maternelle. Le plus souvent seule la commune de résidence offre l’accueil en périscolaire car les municipalités réservent en priorité cet accueil à leurs habitants. Cette situation pénalise de très nombreuses familles qui en pratique sont exclues de l’enseignement bilingue faute d’offre dans leur commune.

 

Conclusion : tous les enfants doivent avoir accès à cet enseignement dans leur école de quartier, de la commune ou en milieu rural via les RPI.

1er Degré

Entrée dans le cursus en maternelle en petite, moyenne ou grande section.

L’offre généralisée existe déjà dans certaines communes comme Riedisheim, Habsheim, Soultz, Guebwiller, Ensisheim et Rixheim où chaque maternelle publique possède un site bilingue. Dans le cas d’une telle offre, les inscriptions en maternelle bilingue se situent entre 50 et 60%.

Seuil d’ouverture d’un site bilingue.

Priorité doit être donnée à la proximité en maternelle. Le seuil d’ouverture en zone rurale ou urbaine doit continuer à être de 15 élèves au moins, répartis sur 2 ou 3 niveaux (PS/MS/GS) avec de préférence plusieurs (trois ou quatre) ouvertures de sites simultanées soit dans la ville, soit dans des villages proches pour alimenter suffisamment le niveau élémentaire (puis le collège) au moyen d’un ou plusieurs RPI. Ouverture d’une classe dès 20 élèves.

Création de RPI

Dans les secteurs ruraux une politique volontariste de créations de RPI est nécessaire.

Bien que prévue depuis 1997 par la commission quadripartite, sur le modèle des RPI de Lupstein (67) ou de Franken/Willer (68), elle n’a pas encore été mise en œuvre à grande échelle, créant ainsi de grandes difficultés récurrentes à des dizaines sites existants et privant d’accès des milliers d’enfants.

La continuité dans l’école élémentaire de proximité du quartier ou de la même commune, ou du RPI, puis en collège constitue le meilleur moyen de conserver un maximum d’élèves en voie bilingue.

L’effectif de 15 élèves n’est pas nécessaire pour constituer, temporairement, une section pour pouvoir assurer la continuité en élémentaire. Les faibles effectifs dans les secteurs ruraux et certains sites urbains supposent également des classes à niveaux multiples.

La généralisation de l’offre et l’assurance de la continuité sont les garants du respect de l’égalité d’accès au service public, un principe fondamental de notre droit public.

2nd Degré

La poursuite de l’enseignement bilingue dans le secondaire de proximité offre aux parents une garantie de sérieux du système. Elle les encourage à y inscrire leurs enfants en maternelle et réduit les abandons en élémentaire.

En collège

Il faut assurer la continuité en 6e et au-delà, qui ne doit pas être conditionnée par le nombre d’élèves.

La poursuite de l’enseignement bilingue doit se faire dans le collège du secteur ou du moins dans un temps de transport raisonnable.

Si le nombre d’élèves est trop réduit pour envisager l’ouverture d’une classe de 6e bilingue à parité horaire, il faudra constituer une section, de préférence dans le collège de secteur.

Si un regroupement ponctuel dans un autre collège est envisagé il faudra :

  • assurer préalablement avec le Conseil général l’organisation du transport vers le collège bilingue le plus accessible,
  • donner le plus tôt possible en janvier ou février aux parents une informationcomplète (transport, enseignement…) sur les possibilités de continuer à la rentrée dans un collège suffisamment proche, en évitant aussi de créer une confusion entre bilingue et bilangue.

En cas de section comportant très peu d’élèves, l’objectif sera d’atteindre le minimum de 9h en allemand par semaine. Il faut en effet donner une chance aux élèves de ne pas perdre leurs acquis en les regroupant par exemple pour le cours d’allemand et la LCR avec des élèves bilingues de 5e. On rajoutera une ou plusieurs matières en allemand.

En lycée

La poursuite en lycée doit être une réelle continuité pour tous et pas seulement pour une infime minorité de 1% regroupée dans des sections réputées d’élite.

Information

A tous les niveaux et paliers, sans oublier le CIO, une politique d’information sérieuse et complète doit être menée. Cette obligation résulte d’ailleurs de la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République du 8 juillet 2013.

Cette information devrait se faire en partenariat avec les collectivités et les associations.

3. Travail à partir de la carte des sites existants

Il existe encore de nombreuses zones blanches dans la région, il faudra planifier et fortement accélérer les créations de sites bilingues en ouvrant au moins trois maternelles, voir quatre par secteur de collège, et en complétant en priorité les secteurs de collèges qui n’ont qu’une seule maternelle bilingue.

L’objectif principal est de généraliser l’offre d’enseignement bilingue en maternelle à tous dans un délai raisonnable que nous fixons à 10 ans au plus soit une échéance finale en 2025 pour l’enseignement préélémentaire.

 

Contribution du Comité Fédéral

 

 

 

Atelier 1 et 2 Education et formation

Sous groupe 2 : recrutement et formation des professeurs

I. Recrutement et formation des professeurs du premier degré

A. Enseignement bilingue :

La situation actuelle de la capacité de recruter des enseignants pour l’enseignement bilingue français/allemand est très problématique vu l’effondrement de l’enseignement de l’allemand en France et en Alsace. De plus, la faible proportion d’élèves issus des classes bilingues paritaires, due au développement trop faible des sites bilingues, ne permet pas de pouvoir compter actuellement sur un nombre suffisant de candidats intéressés par l’enseignement de la langue régionale.

Pourtant, les besoins linguistiques alsaciens et les réalités transfrontalières exigent un recrutement beaucoup plus important d’enseignants.

Mais, il est impossible dans un avenir proche de recruter en nombre suffisant des enseignants alsaciens et/ou originaires des autres régions de France.

a.Formation en ESPE

L’ESPE devrait donc s’orienter davantage en amont du concours vers le recrutement de jeunes Allemands ou Autrichiens qui au long de deux années de MASTER se perfectionneraient en langue française.

En MASTER 1 et 2, il faudrait réserver à partir de 2015 au moins 1/3 des places à des germanophones natifs originaires d’Allemagne et d’Autriche, de Belgique et d’Italie germanophones et porter cette part progressivement à 50% en 2020. Il faudrait ainsi durant les deux années de la scolarité leur permettre de se perfectionner en français.

Cela permettrait d’augmenter sensiblement le nombre de candidats au concours spécial de recrutement de professeurs des écoles se destinant à l’enseignement de la langue régionale, allemand standard.

 

Le développement de la voie bilingue à parité horaire en dépend.

En intégrant des germanophones à l’ESPE, on créerait en outre un climat bilingue bien plus favorable à la langue et à la culture régionales, à la maîtrise en profondeur de celle-ci par les étudiants non germanophones natifs et ainsi faire évoluer l’ESPE versune dimension biculturelle et transfrontalière davantage ouverte à la réalité régionale et transfrontalière.

b. Modification de concours spécial (voie bilingue)

En adaptant le concours spécial (choix de la langue de composition des DNL) on peut rendre cette voie plus attractive pour les candidats originaires de l’union européenne sans pénaliser les candidats originaires de notre région ou du reste de la France.

Pour le 1er degré, une simple modification concernant le choix de la langue des épreuves du concours spécial pour les matières non linguistiques (dont la langue n’est pas définie actuellement par le règlement du concours) offrirait une possibilité de réussite aux candidats germanophones.

Par ailleurs de nombreux contractuelsgermanophones natifs (dont les postes sont financés par le fonds de concours) ne peuvent aujourd’hui réussir le concours parce que 70% des épreuves doivent être passées en français alors que, par ailleurs, l’enseignement doit être réalisé entièrement en allemand par ces enseignants assurant deux mi-temps dans cette langue.

Le choix de la langue de composition peut être offert aux candidats français comme aux candidats étrangers germanophones pour ces épreuves non linguistiques.

En pratique cela ne nécessite qu’une simple autorisation ministérielle et non pas de modifier des concours qui concernent l’ensemble des Langues régionales.

On sait qu’au niveau du MASTER, la plupart des étudiants de la voie générale choisissent de suivre les cours d’anglais et délaissent l’allemand. L’allemand extensif risque ainsi de disparaître. Il est donc essentiel de renforcer très sensiblement le nombre de postes offerts au concours spécial pour recruter des professeurs capables d’enseigner l’allemand et en allemand y compris dans certains cas dans la voie extensive.

c. Autres modes complémentaires de recrutements à prévoir :

  • Intégration directe, sans concours, de professeurs germanophones originaires de l’Union européenne et titulaires dans leur pays (ceci résulte des jurisprudences constantes du Conseil d’Etat et du tribunal administratif de Strasbourg).
  • Professeurs de DNL avec certification linguistique comportant l’exigence d’une très bonne maîtrise de la langue
  • Echanges franco-allemands et de proximité avec le Palatinat et le Bade-Wurtemberg: mais en pratique il y a très peu de professeurs intéressés, et de part et d’autre, les échanges durent en général 1 ou 2 ans.
  • Cursus intégré. Ce dispositif oblige à présenter à la fois le concours français et les deux parties « Staatsprüfung für das Lehramt ». De ce fait il ne semble pas assez attractif en l’état car il implique de multiples changements de résidence durant les études et au bout la plupart des enseignants vont travailler en Allemagne car les définitions du professorat du premier degré y sont autres.

La participation d’étudiants français a toujours été insuffisante au demeurant.

  • Contractuels recrutés avec un niveau minimum de Bac +3 mais qui se trouvent dans une situation très précaire. Il faudrait à très court terme, avec la législation actuelle qui permet de résorber la précarité, faciliter l’accès à des examens professionnels et aux concours internes aux enseignants actuellement sous contrat rémunérés via le fonds de concours.

 

B. Enseignement extensif

La non maîtrise de l’allemand par de nombreux enseignants exige l’organisation d’échanges de service ou le recrutement de contractuels ou d’enseignants itinérants.

En Alsace, de nombreux élèves ont suivi un enseignement de l’allemand.

Il faudrait offrir aux étudiants qui se destinent à l’enseignement, des cours de perfectionnement à l’allemand dès l’entrée à l’Université et en faire la promotion. L’accès facilité à plus de bourses Erasmus en seconde année en Allemagne et en Autriche serait aussi une bonne mesure.

En effet, de plus en plus de MASTER 1 et 2 à l’ESPE sont des candidats optant pour l’anglais, ce qui produira peu à peu un manque d’enseignants pour l’allemand extensif : celui-ci risque de s’effondrer.

A l’ESPE de Strasbourg il faudrait rendre l’enseignement de l’allemand, en tant que langue régionale, incontournable durant la formation, en plus de la langue étrangère obligatoire, pour les candidats au concours voie monolingue.

 

II. Recrutement et formation des professeurs pour le 2nd degré

  • Enseignement bilingue :

a. La formation universitaire

Prévoir aussi (comme pour le premier degré) des places réservées en MASTER 1 et 2 pour des germanophones natifs à répartir dans les différentes disciplines et s’inscrivant dans les différents départements universitaires menant aux métiers de l’enseignement du second degré: Physique/Chimie, SVT, Histoire/Géographie/ Mathémathiques, EPS.

Ces étudiants seraient formés à l’enseignement en allemand (langue régionale) et en français ainsi qu’à la pédagogie bilingue par l’ESPE.

En faisant la promotion dans les universités allemandes et autrichiennes, il faudrait inciter les étudiants allemands et autrichiens à s’inscrire en MASTER 1 et 2 à l’UDS et à l’UHA en vue de passer le CAPES. Cette période universitaire les préparerait au CAPES bivalent demandé ci-dessous :

b. Le recrutement par concours

Pour le second degré, la création d’un CAPES bivalent « langue régionale d’ALSACE (et de Moselle) soit en pratique l’allemand plus une DNL (discipline non linguistique) permettrait de combler le manque persistant depuis 20 ans de professeurs nécessaires à la poursuite de la voie bilingue à parité horaire en collège et en lycée. Des CAPES bivalents existent pour le breton, le basque, l’occitan, le catalan et le créole.

Voir Arrêté du 19 avril 2013 fixant les modalités des CAPES (section langues régionales)

Contribution du Comité Fédéral

c. Voie générale

Les enseignants recrutés pour la voie bilingue comme proposé ci-dessus constitueraient un

complément appréciable pour les sections européennes et l’option ABIBAC.

 

Ateliers 1 et 2 Education et formation

Sous-groupe 3 : refondation pédagogique et didactique des cursus langue régionale :

Accessibilité, cohérence, attractivité

 

Horaires et contenus pédagogiques :

1er Degré : enseignement bilingue

L’horaire doit être au minimum la parité

Contenu : toute DNL autre que le français se prête à l’enseignement en allemand, ce serait contraire à la loi d’exclure certaines disciplines.

Les maths, considérées comme une matière principale, ont une place importante dans ce dispositif. Un mémoire de maîtrise, rédigé en 2004/05 par Geneviève Friederich sous la direction de Mme Anémone Gaiger-Jaillet, en analyse l’intérêt (pages 2O-23) :

Les mathématiques au service de la langue :

  • Le caractère universel des maths permet l’étude des sujets les plus divers
  • Les mots et expressions spécifiques aux maths sont réduits et simples à comprendre. La résolution de problèmes facilite l’échange
  • Les fonctions langagières sont employées en situation : la lecture des chiffres et des nombres, l’expression de l’infériorité et de la supériorité, les comparatifs et les superlatifs, le raisonnement et l’argumentation, la description d’objets géométriques
  • Ces fonctions langagières permettent de véhiculer un vocabulaire concret et utile.

 

La langue au service des mathématiques

  • L’attention des élèves en maths est renforcée et l’enseignant est sans doute plus attentif à bien faire comprendre le problème posé, à reformuler autrement les questions et parfois il est amené à simplifier son propos
  • En allemand certains termes mathématiques donne plus de sens aux objets. La définition se trouve souvent directement dans le mot : exemple Durchmesser pour diamètre, Dreieck=triangle Viereck=carré, quadrilatère, Rechteck=rectangle (recht,droit)
  • L’étude de textes scientifiques, de biographies de mathématiciens, des visites de musée et d’expositions dans les pays germanophones enrichissent la culture scientifique de l’élève.

 

Importance des mathématiques pour la poursuite des études et la formation professionnelle.

  • A l’heure de la mobilité des étudiants, un enseignement de maths en allemand, précoce et continu, est une plus-value pour ceux qui poursuivent des études scientifiques.

 

Enseignement extensif

Offrir 3h réelles de langue régionale

2° degré.

1. Collège, enseignement bilingue

Objectif : atteindre au moins la parité soit 13 ou 14h en langue régionale

 

4h d’allemand

1h LCR en alld

2h Hist.Géo alld

2h Maths en alld

Autres DNL

   

1h en français

2h en français

 

9 h de cours d’allemand et en allemand

plus 2h d’anglais

Si on ne peut pas rajouter d’autres DNL (Disciplines non linguistiques) en allemand, on peut augmenter le nombre d’heures hebdomadaires de maths et d’histoire/géo faites en allemand comme c’est le cas en Corse, en Bretagne, au Pays basque.

L’arrêté du Conseil d’Etat qui concernait DIWAN où certaines matières étaient enseignées entièrement en breton sur toute la durée de la scolarité obligatoire ne doit pas s’apprécier par semaine mais sur toute la scolarité.

Au surplus la loi sur la refondation de l’école du 8juillet 2013 permet d’aller au-delà de la parité horaire et n’a pas intégré l’avis du Conseil d’état.

Enfin le Conseil constitutionnel à l’occasion de sa décision sur la Charte européenne a accepté l’enseignement à titre principal dans une langue régionale. Cette possibilité est confortée par l’exemple de l’ABIBAC où l’histoire/géo est totalement enseignée en allemand au long des trois années de lycée. Il en est de même pour le bachibac et les autres dispositifs équivalents.

LCR –Langue et Cultures régionales

1h de la 6° à la 3° en langue allemande. On pourrait y introduire systématiquement une familiarisation des enfants à l’expression dialectale, par le chant, la poésie, des sketches, le théâtre scolaire …

Langues vivantes en filière bilingue :

Anglais en 6°

Autre langue (espagnol..) en 4° (comme dans les autres régions)

Deux collèges offrent déjà cette possibilité :

Le collège Schickele de St-Louis

Le collège épiscopal de Zillisheim

Exemple de la Bretagne : 6° breton (LR), anglais (LVE1)

4° breton (LR), anglais (LVE1), espagnol ou allemand(LVE2)

Question : quelle est la situation exacte du Brevet des collèges en voie bilingue en Alsace?

2.- Lycée

objectif : offrir l’enseignement bilingue à parité horaire dans les trois filières, générale, technologique, professionnelle.

Avantage par rapport à la filière ABIBAC : il n’est pas nécessaire d’obtenir l’accord d’une commission binationale pour créer une voie bilingue en lycée

En seconde de détermination l’enseignement bilingue à parité horaire s’organise par classe,

Toute matière autre que le français doit pouvoir être enseignée, tout ou partie, en langue régionale : langue allemande, langue et culture régionales (obligatoire comme en collège), mathématiques, histoire/géographie, Sciences de la vie, Sciences physique et chimique, Education physique, enseignements artistiques et les autres matières selon les compétences disponibles dans l’établissement. On peut ainsi se rapprocher d’un horaire de 12/13h hebdomadaire en langue régionale

Les classes de 1ère et terminale fonctionnent par sections.

3 branches : L / S / ES

Il est donc possible (comme en ABIBAC) de regrouper les élèves bilingues de ces filières dans des sections et d’offrir en allemand, langue régionale, les enseignements communs aux voies S, ES, et L. Ce sont les disciplines communes suivantes :

  • Allemand (3h)
  • Histoire/Géographie (3h)
  • Sport
  • Enseignements artistiques
  • LCR (1h) obligatoire pour la filière bilingue de la seconde à la terminale
  • Heure de Vie scolaire Langue et culture régionales obligatoire (comme en collège bilingue)

 

On peut envisager aussi dans les lycées disposant simultanément de la voie ABIBAC et d’une filière à parité horaire de regrouper les élèves de la filière ABIBAC avec ceux de la filière bilingue et ainsi constituer un tronc commun pour l’histoire-géographie (3h) et l’allemand et la LCR :celle-ci serait 1h obligatoire pour la filière bilingue et une option libre pour la filière ABIBAC.

Qu’en est-il des examens ?

Contribution du Comité Fédéral

Sous-groupe 4 : Mobilité et partenariat, développement de compétences

Nos propositions concernent en priorité la partie formation professionnelle initiale et continue

  • L’enseignement de la langue régionale standard

 

La voie professionnelle est celle qui, à court terme en cette période de chômage massif des jeunes, offre le plus de débouchés en Suisse et en Allemagne voisines.

Il est donc urgent et indispensable de prendre en considération l’enseignement de l’allemand, langue régionale, dans le cursus professionnel. Par ailleurs, l’utilisation du dialecte présenterait parfois un plus dans le cas où des élèves de la voie professionnelle sont actuellement encore souvent issus de milieux dialectophones.

Tout élève en lycée professionnel en ALSACE doit pouvoir profiter d’un enseignement efficace de l’allemand :

a) soit dans le cadre d’un enseignement extensif.

Il convient d’intervenir d’urgence auprès du ministère pour que l’allemand devienne langue obligatoire en Alsace et Moselle, dans toutes les formations où l’anglais est devenu obligatoire au plan national.

A ceci il convient d’ajouter le développement généralisé de sections européennes d’allemand concernant des disciplines communes et ceci dans tous les lycées professionnels d’Alsace, y compris l’enseignement public agricole.

b) soit dans le cadre d’un enseignement bilingue.

Contribution du Comité Fédéral

La continuité de l’enseignement bilingue paritaire devrait être assurée pour tous les élèves qui ont suivi cette voie depuis la maternelle et qui intègrent l’enseignement professionnel.

Pour cela, il est nécessaire de créer la voie bilingue paritaire pour le lycée professionnel en visant en priorité les matières communes aux différentes voies professionnelles, dont l’Education physique.

Cette solution permet de constituer des groupes plus importants.

Pour les cours généraux, l’enseignement de et en allemand peut être organisé en effet dans le cadre d’un tronc commun : regroupement des élèves de différents sections professionnelles pour l’enseignement de l’allemand et des matières communes en allemand.

Pour les cours pratiques dans un cadre spécifique professionnel, il est important de poursuivre la formation des élèves en intégrant chaque fois que possible l’utilisation de la langue régionale, allemand standard (voire dialectal).

 

2.-. Le recrutement et la formation des enseignants peuvent être réalisés par des CAPES /CAPET bivalents, généraux et professionnels, qui comme dans les autres filières du lycée devront être créés.

3. L’examen professionnel

- Co-qualification en allemand dans la voie professionnelle

- Mention « Voie bilingue Langue régionale d’Alsace ». Il faut permettre aux candidats de la voie bilingue de présenter en allemand standard l’une des épreuves communes aux différentes filières professionnelles.

Contribution du Comité Fédéral

Cette mention pourrait faire l’objet d’une démarche auprès des autorités allemandes et autrichiennes pour obtenir la reconnaissance de cette compétence langagière, au même titre que l’ABIBAC pour la voie générale, en vue de dispenser ces bacheliers de l’examen de langue allemande en cas d’inscription dans l’une de leurs universités ou d’instituts supérieurs de formation professionnelle post-baccalauréat.

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