pour la  langue et la culture régionales en Alsace et en Moselle germanophone

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L’UNION FAIT LA FORCE EN MOSELLE

IN DEUTSCHLOTHRINGEN 19. 09. 2015

union fait la force en moselle
Le 19 septembre dernier, les associations mosellanes, Elsam/Gredl (association des élus pour la langue et la culture régionales en Alsace et en Moselle), et le Comité Fédéral, dont elles sont membres, se sont réunis à Sarreguemines pour une journée de travail, dont la conclusion a été une conférence de presse où la déclaration commune sur l’enseignement bilingue a été remise aux journalistes. Un article bien fourni est paru le 30.9.2015 dans le Républicain Lorrain. Les interviews du président de Culture et Bilinguisme de Lorraine, Léon Dietsch, à TV Cristal (Pays de Bitche) et à Mosaïk TV (Sarreguemines) ont été un succès. TV Cristal aussi interviewé le député-maire de Sarreguemines, Céleste Lett, qui a déclaré qu’il soutenait totalement la démarche du Comité Fédéral et des associations mosellanes membres.

Déclaration des associations culturelles pour l’enseignement bilingue français /langue régionale en Moselle germanophone

 

La réglementation nationale de l’enseignement des langues régionales, qui remonte pour l’essentiel à la période 2001/2003, inclut expressément la Moselle germanophone dans le dispositif en faveur de ces langues.
Pourtant plus de trois décennies après la publication de la circulaire Savary de 1982 introduisant l’enseignement bilingue, et 15 ans après la mise en place d’un cadre réglementaire adéquat , les associations Culture et Bilinguisme de Lorraine, ABIFA 57 (association de parents de l’enseignement bilingue franco-allemand en Moselle), ELSAM/GREDL l’association des Élus pour la sauvegarde de la langue régionale en Alsace et en Moselle, le Comité Fédéral pour la langue régionale en Alsace et en Moselle germanophone constatent que leur application est totalement ignorée par les services académiques en Moselle.

Ils constatent qu’à l’exception de la ville de Sarreguemines qui dès 1998 a pris les mesures nécessaires pour introduire un enseignement bilingue à parité horaire associatif avec deux sites bilingues à l’école primaire, et a pu obtenir de ce fait la création d’un site bilingue public à l’école de la Blies, aucune autre commune mosellane ne bénéficie, au mépris de la loi républicaine, de cet enseignement. Une dizaine d'écoles seulement bénéficient de sites dits « biculturels » offrant 3 à 9 heures d'allemand par semaine dans un contexte non conforme à la réglementation. La continuité en collège n’est pas assurée par le service public.

En Alsace une partie des écoles, collèges et lycées offre progressivement depuis 1992 de la maternelle au baccalauréat l’enseignement bilingue à parité horaire prévu par la loi et la réglementation de la République. Dès à présent plus de 30 000 élèves alsaciens des établissements publics et privés sous contrat sont inscrits dans ce dispositif performant.
C’est en Moselle une atteinte à l’État de droit et au principe d’égalité d’accès au service public éducatif d’autant plus que toutes les autres régions ou parties de région possédant une langue régionale bénéficient également du dispositif bilingue .

Au moment de fusionner en une région unique Alsace, Lorraine et Champagne/Ardennes, les associations citées demandent très instamment au Président du Conseil départemental de Moselle, et au Président du Conseil Régional de Lorraine de se rapprocher de leurs collègues alsaciens, et du recteur de l’académie de Strasbourg soumis à la coordination du recteur de Nancy-Metz, et de cosigner avant la date fatidique des élections régionales en décembre, après l’avoir soumis aux votes de leurs assemblées respectives, des avenants d’adhésion d’une part à la convention –cadre pour la langue régionale et l’enseignement bilingue en Alsace 2015/2030 et d’autre à la convention opérationnelle pour le plurilinguisme en Alsace 2015/2018.

Pour le Président actuel (et dernier) de la région Lorraine et le Président du nouveau Conseil départemental, c’est la dernière opportunité avant la mise en place de l’ACAL, d’inscrire l’enseignement de la langue régionale en Moselle dans le cadre législatif et réglementaire approprié.

Les associations citées mandatent leurs présidents pour qu’ils adressent aux présidents des collectivités concernées et au Recteur coordonnateur de l’Académie de Nancy-Metz, une lettre ouverte les invitant à préparer, voter et cosigner très rapidement des avenants « Moselle germanophone » aux deux conventions pour le plurilinguisme signées récemment en Alsace.