Communiqué du
Comité Fédéral des Associations.
Durant
la pause de l’été 2002, deux informations passées presque inaperçues méritent
d’être mises en parallèle :
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Par une
ordonnance en date du 15 juillet 2002, le Conseil d’État a suspendu les textes
qui devaient permettre l’intégration des écoles bretonnes Diwan, en émettant
des doutes sur la compatibilité du droit français avec l’enseignement en
langue régionale pratiqué par ces écoles selon le principe de l’immersion.
Cette décision constitue un nouvel obstacle à l’enseignement en langue régionale
en France.
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Fin
juillet, l’Assemblée Nationale turque a voté une loi destinée à éliminer
les obstacles à l’éducation et à la diffusion en langue régionale kurde.
Ainsi
la France est le seul pays d’Europe à continuer à ériger des obstacles légaux
à la pleine utilisation des langues régionales dans l’enseignement. Suite
aux mesures qu’elle a adoptées, la Turquie, présentée jusque là comme la
lanterne rouge de l’Europe en matière de reconnaissance des langues régionales,
a reçu les félicitations du Conseil de l’Europe pour ses efforts de prise en
considération de ces langues. Par contre, la France a toujours encore une
Constitution qui lui interdit de ratifier la Charte européenne des langues régionales
ou minoritaires.
Il
est donc plus nécessaire que jamais que la réforme constitutionnelle annoncée
pour les prochains mois permette de reconnaître véritablement les langues régionales
et de donner aux parents qui le souhaitent la possibilité d’offrir à leurs
enfants un enseignement dans ces langues.