Historique de l'Alsace

    Vous trouverez ci-dessous  un historique de l'Alsace classé par ordre chronologique. Si jamais le renseignement que vous recherchez n'est pas présent, contactez nous, nous serons heureux de vous répondre.

Préhistoire - L'Alsace Celte -L'Alsace Romaine - L'Alsace alémanique - L'Alsace dans le Saint Empire - L'Alsace des Staufen - Le Temps des Alsaces - L’Alsace française - La Révolution et l’Empire - La Monarchie constitutionnelle - IIe République et Second Empire - L’Alsace annexée - L’Alsace française

 

Préhistoire

-8000 à -5000 : Mésolithique.

-5000 à -3500 : Néolithique ancien.

-3500 à -2500 : Néolithique moyen.

-2500 à  -1800 : Néolithique final.

-1800 à -1500 : Bronze ancien. Torque du Donasberg.

 

L'Alsace Celte

Vers -1500 :  Invasion de l'Alsace par les Proto celtes.

-1500 à -1200 : Bronze moyen. Incinérations en forêt de Haguenau.

-1200 à -750 : Bronze final. Vases d'Ensisheim.

- 800 à - 600 : Les Celtes s'établissent définitivement en Alsace.

-750 à -480 : Hallstattien.

-480 à -50 : La Tène.

- 72 : Les Germains Triboques s'installent dans le Nord de l'Alsace. Arrivée d'Arioviste, chef Triboque de la grande fédération germanique des Suèves.

- 63 : Les Suèves d'Arioviste apportent une aide militaire aux Celtes Séquanes qui offrent en contrepartie à Arioviste et ses Suèves leurs territoires en Haute-Alsace. 

L'Alsace est maintenant totalement occupée par des peuples germaniques.

-58 : Défaite d'Arioviste par César.

 

L'Alsace Romaine

- 58 : Avec la défaite d'Arioviste par César, commence la première domination latine de l'Alsace pour près de quatre siècles.

-43 : Fondation d'August par Planeus.

-10 : Construction des castella Drusiana le long du Rhin.

10 : La IIème légion Auguste à Strasbourg.

14 : Soulèvement des légions de Germanie à la mort d'Auguste, apaisées par Germanieus. La rive gauche du Rhin s'appelle désormais Germanie Supérieure, elle-même divisée en deux : la Germanie première et la Germanie seconde.

74 : Construction d'une voie directe entre Argentorate et la Rhétie.

80 : La VIIème légion Auguste à Argentorate.

A partir de 88 : Construction du Limes.

297 : Les Romains imposent la langue latine mais le peuple reste en dehors de la langue officielle.

Entre 306 et 315 : Reconstruction de la place forte de Strasbourg, construction de la forteresse de Saverne.

Entre 300 et 350 : Disparition presque complète du latin en Alsace.

 

L'Alsace alémanique

213 : Les Alamans apparaissent pour la première fois sur le Main.

230 - 233 : Ils franchissent une première fois le Rhin et viennent en Alsace.

352 : Les Alamans s'installent en Alsace et dans le nord-est de la Gaule.

350 : L'empereur d'Orient Constance II offre l'Alsace aux Alamans.

Pour la deuxième fois, les Germains se virent confirmés propriétaires légitimes de l'Alsace. 

355 : Invasion par les Francs de la partie nord-ouest de la Gaule et de la Germanie inférieure.

357 : Victoire de Julien sur les Alamans près de Strasbourg.

375 : Les Alamans, avec les Francs, viennent à bout de l'impérialisme romain. L'Alsace se trouve alors au centre de leur aire d'expansion et porte le nom d'Alémanie. C'est la langue alémane qui s'impose à la population toute entière.

Le dialecte alsacien est donc un héritage des Alamans et se conservera, jusqu'à nos jours, dans ses diverses variantes allant du Palatinat à la Suisse. 

377 : Gratien bat les Alamans près de Horbourg.

406 : Les Alamans s'installent.

409 : Organisation du réseau fortifié de Strasbourg.

451 : Invasion d'Attila, dernière destruction d'Argentorate, les Alamans achèvent l'occupation de l'Alsace.

496 : Victoire de Clovis sur les Alamans à Tolbiac. Les Francs s'installent en Alsace Bossue. L'Alémanie, avec l'Alsace en son centre, passe alors sous la dépendance des Francs Mérovingiens.

Milieu du VIème siècle : Saint Arbogast, évêque de Strasbourg.

Début du VIIème siècle : Apparition du nom de l'Alsace.

Vers 640-740 : Naissance du duché d'Alsace. L'Alsace sera alors une entité politique et jouira d'un statut proche de l'indépendance pour plus d'un siècle.

Vers 670-693 : Adalrie duc d'Alsace, fondateur de l'abbaye de Sainte-Odile.

Vers 800 : Découpage de l'Alsace en diocèses par Saint Boniface et Pépin le Bref.

Ces modifications resteront en vigueur pendant près de 1000 ans, jusqu'au Concordat.

14 février 842 : Serment de Strasbourg par Louis le Germanique et Charles le Chauve contre leur frère Lothaire.

843 : Le Traité de Verdun mit fin à la guerre entre les 3 petits-fils de Charlemagne qui se partagent l'Empire. L'Alsace appartient désormais à l'Empire de Lothaire. 

870 : Traité de Meersen. La Lotharingie disparaît et est partagée en deux territoires : la Francie occidentale et la Francie orientale dont l'Alsace fera partie pendant près de huit siècles. 

917, 926 : Invasion des Magyars.

 

L'Alsace dans le Saint Empire

925 : L'Alsace rattachée au royaume de Germanie.

110-1028 : Werner de Habsbourg, évêque de Strasbourg, constructeur de la cathédrale romane.

1048-1054 : Pontificat de Léon IX (Bruno d'Eguisheim)

1075-1122 : Querelle des Investitures.

 

L'Alsace des Staufen

1082-1100 : Otton de Hohenstaufen, évêque de Strasbourg.

1105-1147 : Frédéric le Borgne, duc d'Alsace et de Souabe.

1123 : Fondation de l'abbaye cistercienne de Lucelle.

Vers 1125 : Les Habsbourg acquièrent le titre de landgrave de Haute-Alsace.

Vers 1130-1150 : Rédaction du premier statut municipal de Strasbourg.

1164 : Privilège de Frédéric Barberousse pour la ville de Haguenau.

1205 : Philippe de Souabe accorde sa protection à la ville de Strasbourg.

Vers 1214 : Deuxième statut municipal de Strasbourg.

1217-1237 : Woelfelin, représentant de Frédéric II en Alsace fortifie plusieurs villes avec des enceintes de pierre.

1223 : Fondation des couvents de franciscains de Haguenau et de Strasbourg.

1224 : Fondation du couvent des dominicains à Strasbourg.

L'époque des Hohenstaufen marque le premier âge d'or de l'Alsace et apporte à la région une grande partie de son patrimoine culturel (cathédrales, remparts...). L'arrivée à la tête de l'empire, en 1273, de Rudolf von Habsburg met fin au règne de la dynastie des Hohenstaufen.

 

Le Temps des Alsaces

1254 - 1273 : Avec le Grand Interrègne, le territoire alsacien commence à se disloquer et va se morceler en de nombreuses seigneuries.

1262 (8 mars) : Bataille d'Obershausbergen. Les milices strasbourgeoises défont les troupes de l'évêque et mettent ainsi fin à son pouvoir. Strasbourg accède ainsi au statut de ville libre

L'Alsace et plus particulièrement la ville libre de Strasbourg avaient donc trois siècles d'avance sur les institutions françaises qui jusqu'en 1789 demeuraient marqués par la féodalité.

1268 : exécution de Conradin, dernier membre des Hohenstaufen.

1273 : Élection de l'Empire de Rodolphe de Habsbourg. Il crée le grand Bailliage de Haguenau pour administrer les domaines impériaux, veiller aux droits et aux biens de l'Empire en Alsace.

1279 (3 février) : Début de la construction du châteaux du Hohlandsberg par Siegfried de Gundolsheim avec l'autorisation de Holand's Burg.

1331-1360 : Révolution dans les villes qui mettent fin à la domination du patriciat et assurent le pouvoir municipal aux corporations.

1334 : Première charte de serment (Schwoerbrief) à Strasbourg.

1347 : Décapole (Mulhouse, Colmar, Munster, Turckheim, Kaysersberg, Sélestat, Obernai, Rosheim, Haguenau et Wissembourg). Cette alliance a pour objectif : d'assurer la paix publique, d'instaurer une collaboration militaire et politique entre les 10 villes, régler les questions monétaires et juridiques et se protéger des incursions étrangères.

1349 : La peste noire en Alsace. Massacre des Juifs.

Vers 1350 : Colmar, Haguenau et Sélestat donnent le pouvoir aux artisans.

1354 : Acceptation par Charles IV de la ligue des villes impériales (Décapole).

1358 : Les nobles sont expulsés de Colmar.

1365-1375 : Invasion des « Anglais » et des routiers.

1388 :  Construction du pont du Rhin à Strasbourg.

Vers 1400 : Les villes de la Décapole gagnent leur souveraineté, frappent leur monnaie, signent des traités, décident des guerres et sont représentées directement à la Diète d'empire par Haguenau ou Colmar.

1415 : Concile de Constance qui lance l’interdit sur la ville de Strasbourg.

1419-1422 : Guerre entre la ville de Strasbourg et la noblesse de Basse-Alsace.

1434 : Invention de l'imprimerie par Gutenberg.

1439 : Début des invasions des Armagnacs et écorcheurs en Alsace. Achèvement de la cathédrale de Strasbourg par Jean Hultz. Début de l’école latine de Sélestat. Gutenberg à Strasbourg.

1445 : Expulsion des nobles de Mulhouse et Bâle.

1460 : J. Mentelin imprime la Bible.

1469-1474 : Les possessions des Habsbourg engagées au duc de Bourgogne.

1478 : Geiler de Kaysersberg nommé prédicateur à Strasbourg.

1493 : Première conspiration du Bundschuh.

1494 : S. Brant publie le Narrenschift

1510-1515 : Mathias Grünenwald réalise le retable d'Issenheim.

1515 : Mulhouse quitte la décapole pour rejoindre les confédérés suisses qui ont une puissance militaire plus importante.

1520 : Début du protestantisme en Alsace.

1524 : La première messe  en langue allemande est célébrée dans la cathédrale de Strasbourg. Apparition du psaume en allemand "Kirchenlied".

1525 (avril-mai) : Guerre des Paysans "Bundschuh". En tout, près de 40 000 paysans furent tués lors des Bundschuh.

1528 : Première réunion des Etats d’Alsace.

1529 : Abolition du culte catholique à Strasbourg et à Mulhouse.

1538 : Fondation de la haute école à Strasbourg.

1539-1541 : Calvin à Strasbourg. Il dirigera une paroisse française à Strasbourg. Créé même une école de français et imprimera les premiers livres en langue française.

L'Alsace était alors une terre de tolérance religieuse et linguistique.

1617 : Le collège de Molsheim devient université. Premier jubilé de la Réforme.

1618-1648 : Guerre de Trente Ans, résultat de conflits religieux et de fortes oppositions politiques. Guerre civile allemande à l'origine, elle deviendra petit à petit une guerre européenne avec l'intervention d'autres puissances périphériques.

novembre 1621 : Ernst von Mansfeld assiège Lauterbourg et bientôt toutes les villes de la Décapole.

1621 (14 août) : Inauguration de l’université protestante de Strasbourg.

1622 : L'empereur Friedrich chasse von Mansfeld d'Alsace.

1624 : Ferdinand II expulse les protestants de Haguenau et de Colmar (1628).

1625 : L’archiduc Léopold Guillaume de Habsbourg évêque de Strasbourg.

1629 : Edit de restitution promulgué par l’empereur.

1632 (7 juin) : Traité d’alliance entre Strasbourg et Gustave-Adolphe, roi de Suède. Les Suédois entrent en Alsace afin de propager le protestantisme.

1634 : Premières occupations françaises en Alsace. Défaite des Suédois à Nordlingen. La France entre alors dans l'alliance protestante et "hérite" de tous les territoires alsaciens conquis par les Suédois.

19 mai 1635 : Louis XIII déclare la guerre aux Habsbourg avec l'alliance de l'armée protestante.

Durant la Guerre de 30 ans, l'Alsace perdra plus de 60 % de ses habitants et de ses habitations.

1635 (27 octobre) : Traité de Saint-Germain entre le roi de France et le duc Bernard de Saxe-Weimar.

1648 (24 octobre) : Traités de Westphalie qui marquent la fin des affronts.

A l'issue de ce traité, les Alamans d'Alsace allaient être réduits à la soumission et livrés pour plusieurs siècles à une politique de force et de violence alors que leurs frères de Suisse étaient reconnus solennellement indépendants. La République libre de Strasbourg garde son statut et la ville libre de Mulhouse n'est pas évoquées dans ce traité.

 

L’Alsace française

26 avril 1649 : Le comte d'Harcourt est nommé grand bailli royal de la préfecture de Haguenau et gouverneur de Haute-Alsace. Il oeuvrera secrètement pour faire de l'Alsace une principauté indépendante, mais il échouera. 

1655 : Arrivée en Alsace de l’intendant Colbert (de Croissy).

1658 (automne) : Inauguration officielle du Conseil souverain d’Alsace à Ensisheim.

1662 : Mort de Léopold Guillaume, prince-évêque de Strasbourg, remplacé par François Egon de Fürstenberg.

10 janvier 1662 : Le duc de Mazarin fera accepter de force aux députés de la Décapole un serment de fidélité au roi.

avril 1662 : Colmar et Sélestat font annuler le serment coercitif du 10 janvier.

1672 - 1678 : Guerre de Hollande. Louis XIV fait détruire le pont sur le Rhin le 14 octobre 1672 pour couper les communications avec l'Empire. Mais le pont est reconstruit en 1674.

1673 (automne) : Premier voyage de Louis XIV en Alsace, réduction de la Décapole à l’obéissance du roi de France.

1675 (5 janvier) : Victoire de Turenne à Turckheim.

janvier 1677 : La ville de Haguenau est ravagée par les troupes françaises et la population est chassée. Seuls subsistent les couvents et les églises de la ville.

L'ancienne capitale des Hohenstaufen est maintenant totalement détruite. L'armée française détruisit encore bon nombre de villes alsaciennes et de nombreux châteaux.

1679 (5 février) : Traité de Nimègue qui signe la paix entre l'Empire germanique et la France. L'Alsace appartient maintenant à la France sauf la République libre de Strasbourg, les villes de la Décapole et la République helvétique de Mulhouse. Jacques de La Grange, intendant d’Alsace.

septembre 1679 : les villes de la Décapole cèdent et prêtent serment d'obéissance au roi de France.

22 mars 1680 : la Cour du Roi prend un arrêt par lequel tous les territoires d'Alsace sont déclarés propriété du roi.

Dorénavant, l'Alsace ne jouera plus qu'un rôle de bouclier pour la France.

1681 (30 septembre) : Réunion de Strasbourg à la France.

1682 : Mort de François Egon de Furstenberg ; son frère, Guillaume Egon, évêque de Strasbourg.

15 août 1684 :l'Empire signe la trêve de Ratisbonne/Regensburg qui conforte Louis XIV dans la position de maître des territoires alsaciens pour une durée de 20 ans.

31 octobre 1697 : l'empereur se résout tant bien que mal à la réunion de l'Alsace à la FRance, c'est le traité de Ryswick. Le Rhin frontière entre la France et l’Empire.

1698 : Le nouveau "Conseil souverain d'Alsace" siège à Colmar. Outre son statut de capitale administrative, Colmar est maintenant promue capitale judiciaire d'Alsace. 

1700 : Le Pelletier de La Houssaye intendant d’Alsace.

1702 : Transfert à Strasbourg de l’université épiscopale de Molsheim.

1704 : Mort de l’évêque Guillaume Egon de Furstenberg, Armand Gaston de Rohan-Soubise lui succède.

1716 :  André Silbermann termine les grandes orgues de la cathédrale de Strasbourg.

1718 : Reconstruction de l’hôpital civil de Strasbourg.

1728 : Début de la construction du château de Rohan par R. de Cotte.

1740 : Frédéric II à Strasbourg.

1744 : Les «Pandours » en Alsace. Louis XV à Strasbourg.

1746 : Premières fabriques d’indiennes à Mulhouse.

1753 : Voltaire à Strasbourg.

1768 : Jean-Frédéric Oberlin, pasteur du Ban de la Roche.

1770 : Goethe et Marie-Antoinette à Strasbourg.

1777 : Session de la première assemblée provinciale d’Alsace.

 

La Révolution et l’Empire

1789 : Rédaction des cahiers de doléances et élections aux états généraux.

1789 (20 juillet) : Sac de l’hôtel de ville de Strasbourg.

1789 (fin juillet-août) : Grande peur en Alsace (Saint-Amarin, Masevaux, Guebwiller, Sundgau, Vignoble, Forêt, Outre-Forêt).

19 septembre 1789 : sous la pression du député Reubell, des décrets en faveur du sacrifice des privilèges de l'Alsace sont promulgués par le roi.

30 décembre 1789 : le nom "Alsace"  disparaît et la province d'Alsace cesse d'exister. Elle sera remplacée par les deux départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin.

14 janvier 1790 : l'Assemblée Nationale constituante décide de la traduction de tous ses décrets dans les diverses langues minoritaires mais les révolutionnaires s'y opposent prétextant que la langue révolutionnaire est le français et que dorénavant tout doit se faire dans cette langue.

1790 (5 février) : Élection de F. de Dietrich à la mairie de Strasbourg.

1790 (12-16 juin) Fête de la Fédération du Rhin à Strasbourg.

30 octobre 1790 : les frontières douanières de l'Alsace sont déplacées des Vosges au Rhin, ce qui oblige l'Alsace à renoncer à ses liens commerciaux avec les autres régions alémaniques et avec l'Allemagne. 

1790 (fin décembre) : Début des ventes de biens ecclésiastiques.

1791 : Élection des évêques constitutionnels.

1791 (30 septembre) : Les Juifs alsaciens, citoyens de plein exercice.

25 avril 1792 : la France déclare la guerre à la Prusse et à l'Autriche et donc à l'Europe toute entière. L'an I de la République marque aussi le commencement de la Terreur.

L'Alsace  est anxieuse car elle comprend qu'elle va à nouveau être aux premières lignes de la guerre.

septembre-décembre 1793 : les troupes autrichiennes s'emparent de Wissembourg et Haguenau et arrivent à quelques kilomètres de Strasbourg. En entrant en Alsace du Nord, les troupes autrichiennes sont acclamées. Le 27 décembre 1793, l'armée autrichienne, contrainte de se replier devant les troupes françaises, emmène avec elle entre 40 000 et 50 000 Alsaciens. C'est la "grande Fuite". Un habitant sur trois entre Wissembourg et Haguenau a préféré l'exil plutôt que de subir le joug français et la terreur révolutionnaire.

1793 (octobre) :  Saint-Just et Lebas représentants en mission.

12 avril 1794 : le Directoire du Bas-Rhin, sous l'impulsion de Saint-Just et Lebas, ordonne l'emploi du français comme seule langue officielle.

1793-1794 : les jacobins pensent à la déportation pour franciser  l'Alsace.

Les paysans alsaciens préfèrent se réfugier dans les pays allemands plutôt que de se laisser transplanter en France.

29 décembre 1793 : Saint-Just et Lebas ordonnent que dans chaque commune ou canton soit créée une école gratuite de langue française. Il est précisé que le financement de ces établissements sera effectué sur les fonds provenant de l'emprunt sur les riches.

Les Alsaciens sont donc condamnés à financer eux-même l'éradication de leur langue.

25 octobre 1795 : Suite au peu de succès qu'a rencontrée l'école française (dans le Bas-Rhin, seuls 29 personnes étaient capables d'enseigner en français et dans le Haut-Rhin, il n'y en avait pas plus d'une quarantaine), on autorise à nouveau, mais comme moyen auxiliaire, l'utilisation à l'école de l'idiome du pays c'est-à-dire de l'allemand.

Pour la première fois, une politique globale et méticuleuse venait d'être élaborer pour franciser les Alsaciens et briser définitivement leur héritage culturel et linguistique qui entravait la langue française dans sa prétention à la domination et à l'exclusivisme. La Terreur poussa des milliers d'Alsaciens à émigrer en catastrophe. Ils seront 2 700 émigrés pour le Haut-Rhin et 21 000 pour le Bas-Rhin qui devint le premier département français par le nombre d'émigrés. Les jacobins laissèrent derrière eux une Alsace matériellement, économiquement et moralement à genoux : prisons bondées, économie défaite, peuple traumatisé par le terrorisme jacobin, destruction, églises et monuments publics saccagés... Le fossé séparant l'Alsace de la France à travers les différences des mentalités, des langues, des traditions, des structures sociales, des orientations économiques demeurait toujours aussi profond et ne s'était guère comblé à l'issue de la Révolution, bien au contraire même!

26 octobre 1795 : Directoire

1798 (28 janvier) : Réunion de Mulhouse à la France.

1800 (février) : Intégration du Mont-Terrible au département du Haut-Rhin. (Delemont et Porrentruy)

1801 : Réhabilitation des émigrés alsaciens par Napoléon. Retour de 30 000 d'entre eux.

16 juillet 1801 : Concordat

1802 : Saurine devient le premier évêque concordataire d’Alsace.

1808 : Organisation du culte israélite et mesure contre l’ «usure juive ».

1810-1814 : Lezay-Marnésia, préfet du Bas-Rhin.

1810 : La première école normale de France est créée à Strasbourg.

10 janvier 1811 : Inauguration de l'Académie de Strasbourg.

1812 : Installation de la première machine à vapeur dans une fabrique de Dornach..

1813 (3 décembre) : L’invasion.

 

La Monarchie constitutionnelle 

1818 (11 novembre) : Fin de l'occupation étrangère.

1820 : Le français est imposé comme langue scolaire de l'enseignement secondaire et de l'université.

1825-1826 : Fondation de la "Société industrielle" à Mulhouse.

1839 : Le canal du Rhône au Rhin arrive à Strasbourg, le chemin de fer apparaît avec la ligne Mulhouse-Thann.

IIe République et Second Empire

1849-1850 : L’Alsace vote « républicain ».

1850 : Fondation de la Revue d’Alsace.

1851 : Approbation massive du coup d’État.

1852 : La voie de chemin de fer Paris-Strasbourg est achevée.

1853 : Le canal de la Marne au Rhin est terminé.

1867 : L'enseignement de l'histoire et de la géographie de France devient obligatoire.

1869 : Mulhouse vote « démocratique ».

1870 : Première grande grève ouvrière de l'histoire de l'Alsace à Mulhouse.

1870 (mai) : Approbation de l’Empire libéral.

19 juillet 1870 : La France déclare la guerre à la Prusse.  

14 août 1870 : Les Allemands ont institué un gouvernement général de l'Alsace afin d'organiser l'administration.

1870-1871 : Sièges de Strasbourg et de Belfort. L’Alsace occupée.

 

L’Alsace annexée

18 janvier 1871 : Proclamation de l'Empire allemand au palais de Versailles. Les Allemands occupent maintenant 25 départements en France.

28 janvier 1871 : Armistice.

8 février 1871 : Élection d'une Assemblée Nationale française sous l'occupation allemande. 

17 février 1871 : La protestation de Bordeaux.

26 février 1871 : La France cède l'Alsace-Lorraine à l'Empire allemand.

11 avril 1871 : La langue allemande devient langue scolaire de toute l'Alsace sauf pour les régions à majorité francophone des vallées vosgiennes.

14 avril 1871 : L'école est obligatoire en Alsace-Lorraine pour les garçons et les filles. 

10 mai 1871 : Avec le Traité de Francfort, l'Alsace et la Moselle deviennent propriété de l'Empire allemand et s'appellent dorénavant le "Reichsland Elsass-Lothringen". Ce traité propose aussi aux Alsaciens de choisir leur nationalité avec toutefois l'obligation, pour ceux qui décident d'être français, d'émigrer avant le 30 septembre 1872.

En Alsace, seuls 12, 5 % de la population choisit l'option d'être Français et environ 50 000 personnes auront émigré au 30 septembre 1782.

30 décembre 1871 : La loi allemande du 30 décembre 1871 et le « paragraphe de la dictature ».

1er octobre 1872 : L’échéance des options.

1er janvier 1874 : Introduction de la Constitution de l'Empire allemand en Alsace-Lorraine.

1er février 1874 : Premières élections au Reichstag pour la nomination de 15 députés.

18 février 1874 : La protestation de députés alsaciens au Reichstag.

5 avril 1875 : Auguste Schneegans fonde le premier parti autonomiste alsacien-lorrain, "die Autonomistische Partei".

4 juillet 1879 : Création d’une administration et d’une représentation régionales.

Avec l'annexion de l'Alsace à l'Empire germanique se développe une conscience nationale alsacienne. Cette période du Reichsland au Landtag était une des plus fastes que l'Alsace ait jamais connue, une période de progrès généralisé. Elle correspond à une réelle renaissance de l'Alsace tant politique et économique que culturelle.

1884 -1887 : Création des caisses d'assurance maladie et d'accident.

1888 : Introduction du code allemand du travail et des professions qui autorise l'organisation syndicale.

1889 : Caisses d'invalidité et de vieillesse.

Ces mesures ainsi que l'octroi de congés de maternité, le repos dominical obligatoire, la réduction du temps de travail ... donnent alors à l'Alsace une avance de plus de 40 ans sur la France qui ne connaîtra l'équivalent qu'en 1936.

1890 : Création d'une école municipale des Arts décoratifs à Strasbourg.

1892 : Inauguration du nouveau port de Strasbourg.

1893 : Bebel député S.P.D . de Strasbourg.

1893 : Gustave Stosskopf créé le théâtre alsacien.

1898 : « Der Herr Maire », de Gustave Stosskopf.

1902 (18 juin) : Abrogation du paragraphe de la dictature.

1911 : Loi constitutionnelle pour le Reichsland.

31 mai 1911 : L'empereur promulgue une loi instituant un nouveau statut pour l'Alsace.

1913 : Début des Jungkreuzfahrer (Jeunes Croisés), mouvement de jeunesse en liaison avec leurs homologues allemands, les Quickborn. L'abbé Arnold, fondateur du mouvement, leur apprend les Volkslied oubliés que ces jeunes chantaient lors d'interminables excursions dans le Val de Villé.

En sillonnant campagnes, vallées et villages de leur Heimet et en valorisant auprès des habitants les anciennes richesses du patrimoine musical populaire, les jeunes vivaient leur enracinement dans le pays et son peuple !

1913 (novembre-décembre) : L’incident de Saverne.

1914 : Les échanges dans le domaine industriel entre l'Alsace et la France deviennent moins important qu'avec la Belgique ou la Suisse.

28 juin 1914 : Assassinat du prince-héritier autrichien à Sarajevo.

31 juillet 1914 : Le Reichsland est déclaré en état de danger de guerre. Les libertés sont alors supprimées, la censure militaire imposée et l'administration civile est soumise aux autorités militaires.

1er août 1914 : Mobilisation générale dans tout le Reichsland.

220 000 Alsaciens sont enrôlés dans l'armée allemande. Entre 1914 et 1918, ils seront 250 000 à combattre pour le Reich.

3 août 1914 : L'Allemagne déclare la guerre à la France.

1914-1918 : L’état de siège.

14 octobre 1918: La tentative d’autonomie alsacienne.

25 octobre 1918 : L'Alsace-Lorraine devient le 25e Etat de la confédération germanique.

Les revendications des Alsaciens ont été entendues mais malheureusement trop tard car le statut de l'Alsace va à nouveau changer à l'issue de la première Guerre Mondiale.

11 novembre 1918 : L'armistice marque la fin du premier et dernier gouvernement constitutionnel alsacien souverain. La République sociale d'Alsace-Lorraine est officiellement proclamée.

9-21 novembre 1918 : La « révolution » strasbourgeoise.

21 novembre 1918 : Arrivée des troupes françaises à Strasbourg.

Cette arrivée marque la fin du mouvement révolutionnaire et de la République libre d'Alsace-Lorraine.

 

L’Alsace française

1918 (novembre) : L’entrée des Français dans les villes alsaciennes.

15 novembre 1918 : Un décret du Service Général d'Alsace-Lorraine délègue deux commissaires de la République pour diriger (illégalement) l'administration civile en Alsace.

Ce décret est parfaitement illégitime car il vient en violation de l'article 5 de la Convention d'armistice du 11 novembre 1918 qui prévoit le maintien de l'administration locale en Alsace. Ainsi un simple décret français met fin à une loi organique aussi capitale qu'une Constitution.

novembre 1918 - septembre 1920 : L'épuration ethnique "à la française" conduira à l'exil, hors d'Alsace bien entendu, et dans des conditions déplorables près de 112 000 Alt-Deutsche et Alsaciens de souche jugés indésirables.

14 décembre 1918 : Un arrêté ministériel classe les Alsaciens suivant des critères de pureté raciale.

Les Alsaciens sont dorénavant classés en 4 catégories sur des critères sanguins et avec des droits inégaux selon qu'ils sont porteurs de l'une ou l'autre carte. Les Alsaciens sont fichés de la manière suivante :

                - carte d'identité A : avec bandes tricolores pour les Alsaciens-Lorrains dont les parents et les grands-parents sont nés en Alsace-Lorraine ou pour les habitants dont les parents sont nés en France. Ils sont réintégrés de plein droit.

                - carte d'identité B : avec deux bandes bleues pour les Alsaciens-Lorrains dont le père ou la mère sont d'origine étrangère, non-français, non alsacien-lorrain.

                - carte d'identité C : avec deux bandes rouges pour les Alsaciens-Lorrains dont le père et la mère sont originaires de pays alliés de la France ou restés neutres pendant le conflit.

                - carte d'identité D : sans bande pour les descendants d'Allemands, d'Autrichiens, de Hongrois ou d'autres peuples des Empires centraux. Leurs enfants, même nés en Alsace-Lorraine, reçoivent la carte D.

avril 1919  : Fondation de l’U.P.R. (Union Populaire Républicaine).

28 juin 1919 : Le traité de Versailles.

7 août 1919 : Le général Maud'huy annule une interdiction officielle qui défend aux Lorrains de s'exprimer en dialecte ou en allemand en public ou dans les rues après 22 heures.

1920 : La commission centrale pour la navigation du Rhin à Strasbourg.

10 janvier 1920 : Entrée en vigueur du traité de Versailles.

16 mars 1920 : Le Sénat des États-Unis rejète définitivement le traité de Versailles.

avril 1920 : 40 000 fonctionnaires Alsaciens mènent une grève générale pour la sauvegarde de leurs droits acquis et la reconnaissance d'un statut régional spécial.

juin 1921 : Adoption par l'Assemblée d'une loi prévoyant la création d'un cadre local dont doivent faire partie les fonctionnaires nommés en Alsace selon l'ancienne juridiction, l'équivalence des titres et diplômes, le respect des grades et un classement équitable dans l'échelle des salaires de l'administration française, le maintien des droits acquis à la retraite et la protection contre l'arbitraire par la restauration des chambres disciplinaires.

1923 : Fondation du journal autonomiste du Heimatbund.

11 mai 1924 : Élections législatives. Édouard Herriot devient président du Conseil d'Etat.

17 juin 1924 : Dans sa déclaration d'investiture, Herriot annonce qu'il compte supprimer les "privilèges" de l'Alsace-Lorraine c'est-à-dire, entre autre, le Concordat et l'administration régionale.

Une gigantesque vague de protestation souleva l'Alsace-Lorraine à la suite de cette déclaration car cela était contraire aux engagements de la France de maintenir les droits spécifiques. Cela fut le point de départ d'un important mouvement autonomiste qui domina toute la vie politique d'Alsace de 1924 à 1936/39.

24 mars 1925 : Le député Charles Hueber monte pour la première fois à la tribune de la Chambre des Députés et prononça toute la seconde partie de son discours en alsacien !

Durant ces deux mandats, Charles Hueber commençait toujours ses interventions en dialecte alsacien.

24 mai 1926 : Création du Heimatbund (ligue de défense du pays natal), structure politique commune de coordination et de lutte pour les partisans de l'identité alsacienne. Le Heimatbund exigeait pour l'Alsace, mais toujours dans le cadre de la France, une autonomie législative et administrative avec un parlement élu au suffrage universel jouissant du droit de budget et un exécutif ayant son siège à Strasbourg. 

A travers cette ligue, pour la première fois, des hommes à visage découvert en appelaient à l'union de tous les Alsaciens-Lorrains conscients et les invitaient à mener ensemble, en faisant abstraction de leurs opinions politiques et de tout ce qui les divisait, la lutte pour les droits de la minorité nationale alsacienne-lorraine.

22 août 1926 : Le dimanche sanglant de Colmar. Les communistes lancent un appel à manifestation pour tous ceux qui condamnent les actes arbitraires des autorités vis-à-vis des signataires du Heimatbund. Lors de leur arrivée à Colmar, les communistes et les autonomistes sont accueillis par des commandos de patriotes qui les injurient et les violentent sous le regard indifférent des forces de l'ordre.

1927 : Début de la construction de la ligne Maginot.

12 septembre 1927 : Fondation du Comité central des Minorités nationales de France regroupant tous les groupes autonomistes des minorités ethniques de France.

22 et 29 avril 1928 : Élections législatives.

1er mai 1928 : Procès du complot de Colmar d'après lequel le mouvement autonomo-séparatiste devenu de plus en plus influent, constitue une menace pour la sécurité nationale. A l'issue de ce procès, Rossé, Ricklin, Schall et Fashauer sont condamnés pour complot à un an de prison et à cinq ans d'interdiction des lieux que le gouvernement voudra déterminer. Cette condamnation injuste déclencha de nombreuses manifestations de violence dans les rues et eu pour seul point positif de réveiller la solidarité alsacienne et de relancer la lutte pour l'autonomie.

Devant l'ampleur de la réaction de désapprobation des Alsaciens à la condamnation, le gouvernement fut finalement contraint de prendre des mesures d'apaisement pour tenter de ramener la situation à la normale en Alsace. Le 17 juillet, Rossé, Fashauer et Schall ont été graciés par le président de la République et le docteur Ricklin fut libéré le 23 juillet.

3 novembre 1928 : Scission de la Volkspartei et création de l'A.P.N.A. (Action Populaire Nationale d'Alsace).

9 novembre 1928 : Karl Roos, président de la Landespartei et réfugié en Suisse, se rend aux autorités françaises après un meeting très suivi la veille à Strasbourg.

10 au 22 juin 1929 : Procès de Karl Roos à Besançon pour éviter les réactions hostiles suite au procès de Colmar. Karl Roos a finalement été acquitté.

24 décembre 1931 : Pierre Laval amnistie tous les condamnés de Colmar.

1933 : Hitler au pouvoir en Autriche.

13 janvier 1935 : Après un référendum, la Sarre retourne à l'Allemagne, ce qui affaiblit considérablement l'agriculture du Nord de l'Alsace qui pers son arrière-pays économique naturel.

1936 : « L’action populaire ».

17 juin 1938 : Un décret vient renforcer le dispositif répressif contre les mouvements autonomistes en permettant d'accuser d'atteinte à la sûreté extérieure de l'État tous ceux sur lesquels planait une présomption d'espionnage. "Une loi des suspects" qui permettait à nouveau l'instauration dans le pays d'une véritable terreur policière. D'un autre côté, la censure permettait de museler toute opposition, soit des élus, soit de la presse.

1er septembre 1939 : La France proclame la mobilisation générale.

2 septembre 1939 : Début de l'évacuation des Alsaciens vers le Sud-Ouest. Celle-ci se fait dans des conditions déplorables : voyage d'au moins 8 jours en train dans des wagons à bétail avec comme unique matelas, une fine couche de paille, interdiction d'emmener plus de 30 kilos d'affaires personnelles par personne, les animaux de toute taille doivent rester en Alsace et les portes des maisons doivent rester ouvertes. A leur arrivée dans le Sud-Ouest, les Alsaciens sont considérés comme des Allemands, logés pour la plupart dans des étables, sans eau, ni chauffage, ni électricité. Pendant ce temps, les soldats français pillent et saccagent les maisons abandonnées et volent tous les objets de valeurs.

3 septembre 1939 : La France déclare la guerre à l'Allemagne.

1939 (septembre) : Évacuation de Strasbourg et des communes frontalières de Lauterbourg à Saint Louis.

19 juin 1940 : Les Allemands prennent Strasbourg. Mais cette fois-ci, les Allemands ne sont pas responsables de la destruction des infrastructures alsaciennes. L'armée française fera sauter un maximum de ponts, de centraux téléphoniques, de centrales électriques, de voies ferrées, de postes d'aiguillages, de noeuds routiers et d'usines dans tout le pays.

Le bilan des destructions inutiles est impressionnant. Au total, les troupes françaises, en se retirant, ont fait sauter 405 ponts routiers, 109 ponts de chemins de fer, 81 écluses (dont 52 sur 101 sur le seul canal Rhin/Rhône),   les stations émettrices et 1071 km. de réseau ferré qui sont totalement hors d'usage. Reste à comptabiliser toutes les nombreuses unités de production (raffineries, moulins,...), les installations portuaires, les centrales électriques, les barrages détruits ou encore les nombreuses maisons, dynamitées par de trop fortes doses d'explosifs ou incendiées, pour comprendre l'ampleur de ce saccage gratuit, car il n'influença en rien l'issue des combats.  

Juin 1940-novembre 1944 : Occupation nationale-socialiste.

1942 (août) : Incorporation de 130 000 jeunes Alsaciens dans l’armée allemande. 40 000 y ont laissé leur vie.

Novembre 1944-mars 1945 : La guerre en Alsace.

1945 (mars) : Libération de l’Alsace. Constitution du M.R.P. en Alsace.

1947 (avril) : Fondation du R.P.F. par le Général de Gaulle à Strasbourg.

1949 (10août) : ouverture de la première session du Conseil de l’Europe dans l’aula de l’université de Strasbourg.

1963 : Les raffineries de pétrole de Strasbourg.

1969 : A partir de cette date, des fêtes et des jumelages avec les "amis" du Sud-Ouest sont organisés dans les communes alsaciennes afin de se rappeler le "bon vieux temps" de l'évacuation où des amitiés si profondes se sont liées !

Cette déportation massive d'hommes et de femmes arrachés à leur pays, ce drame humain qui a été vécu comme  une véritable déchirure par des centaines de milliers d'Alsaciens, est presque présenté aujourd'hui comme une gigantesque virée estivale pour aider au rapprochement des peuples !